mercredi 4 avril 2012

Impressions sur Santiago et jours 6 et 7

Avant d’arriver à Santiago, nos croyances étaient un peu comme le Français qui pense que les Québécois sont toujours un peuple de colons et d’indigènes qui sont à la porte de la modernité… les recherches effectuées étaient très peu éloquentes et les sites web auxquels nous avions accès ne donnaient pas vraiment une bonne image de ce que pouvait être cette ville.  Parlant de Français… le guide du routard ne suggère guère plus de 2-3 jours de visite dans la ville.  Nous ne sommes pas de cet avis.  Et quelle belle découverte! Quelle belle surprise!

Dès notre arrivée, nos croyances ont été changées.  Les routes sont plus que carrossables, et véritablement propres.  On quittait le monde du déchet partout pour une métropole muy LIMPIA.  Santiago est une ville moderne.  Une grande métropole de 7 millions d’habitants encerclée par des hautes montagnes.  Santiago m’impressionne chaque jour. C’est Montréal (une ville pas nécessairement parmi les plus belles, mais bien vivante) en trois fois plus grand.   La modernité, les facilités, les commodités… tout y est.  L’eau est même potable au robinet!  Y’a juste la présence du smog qui est visible à l’œil nu… qui assombrie son portrait.  Les musées ne sont pas très grands, mais ils sont de qualité et abordables (environ 2$ par adulte et gratuits pour les enfants. Pour la famille le plus chère payée est 7,000 pesos chiliens soit max. 15$ canadien. Nous y nourrissons donc notre banque de créativité pour pas trop cher. Un autre aspect appréciable est la qualité de la nourriture et du service dans les restaurants et aussi la possibilité de trouver des aliments raffinés, pour nous épicuriens que nous sommes, nous y trouvons bien des finesses que nous n’avions point dégustées depuis notre départ. Alors vin chilien, saucissons, fromages, pesto, … ces douceurs honneurs nos repas du soir.   

Et le point aussi qui m’a aussi surpris est le sentiment de sécurité. On n’exhibe quand même pas tous nos gadgets, mais on se promène aisément.  Pour l’instant, aucun signe insécurisant.

Les Chiliens sont des personnes qui ressemblent un peu aux nord-américains sur le plan physique, quoiqu’avec quelques traits distinctifs, comme un peu plus bronzés et  cheveux et yeux foncés. Ils sont beaux et en ville ils sont en tenue … de ville (chemise-cravate, tailleur, robe).

L’autre aspect agréable, du moins pour le temps que nous y sommes est la température.  Le climat est sec, alors on ne sue pas à grosses gouttes, et les mauvaises odeurs sont moins poignantes.  On est bien. Passer l’automne à 31C, c’est plus qu’agréable.   Les signes de l’automne sont tout de même là, feuilles qui tombent, soirées plus fraiches et les vêtements d’hiver dans les boutiques.

Jour 5

Lundi.  Nous débutons notre journée en tournant à gauche plutôt qu’à droite.  On remarque que nous sommes à quelques pas du MALL de Chine.  Nous y arrêtons quelques minutes pour chercher un adaptateur pour la DSi des enfants. Nos Macs ont l’avantage de n’avoir point besoin d’un transformateur, car ici le courant c’est du 220v et nous avons sauté les 2 prises des DSi… ensuite, nous arrivons juste à temps pour voir la fin de la parade du changement de garde devant le palais présidentiel (immeuble qui semble un peu écraser par la grande avenue et des grands bâtiments de chaque côté) Et que voyons nous en y arrivant… le centre culturel du palais présidentiel! Quel bonheur! On annonce une exposition sur l’Inde. Super, un beau sujet à présenter aux enfants.  Alors on entre. On cherche la billetterie! Et bien c’est gratuit le lundi matin entre 10h00 et 12h00 pour toutes les expositions du centre.  Quelle bonne nouvelle.  Nous avons donc l’occasion de faire là trois expositions différentes.  

La première est celle des œuvres de Violeta Parra, une artiste très importante au Chili.  (peinture, chanson, œuvres brodées) Un bel univers.  Il y a des tableaux interactifs et aussi, des toiles et des chansons lorsque nous nous arrêtons sur certaines pastilles au sol.  La deuxième exposition était celle sur l’Inde.  Beaucoup de statues (dont plusieurs aux seins proéminents – l’expos vient de Los Angeles… c’est peut-être pour ça!) et d’images de dieux avec des têtes d’animaux (surtout l’éléphant).  La troisième est une petite exposition interactive sur le son et la couleur.  Plusieurs manipulations d’écran pour créer de la couleur, des formes et des sons.  Thomas nous a fait la confidence qu’il pourrait passer une semaine à l’intérieur sans problème.  Et en sortant… dans les vitrines présentations de meubles design… qui nous inspirera certainement quelques jolies commandes à beau-papa.  
 
Pour finir la journée, la contrepartie de notre cinéma répertoire de la journée précédente fut d’aller voir des films aux goûts des enfants. Il y a eu séparation des sexes sur cette activité.  Le choc des titans 2 pour les gars et El Lorax pour les filles.


Jour 6

On essaie le MÉTRO! (nouvelle belle surprise, les wagons sont modernes un peu comme à Barcelone) Nous nous rendons au bout de notre ligne pour aller voir le plus grand centre d’art et d’artisanat de Santiago. 160 ateliers dans un ancien monastère de dominicains, le tout dans un style colonial!  Partir demain pour le Québec, Rachel aurait vidé son sac pour emporter des créations culinaires et artistiques.  Ils resteront un bon souvenir. (sauf le Merken que nous pourrons vous faire goûter à notre retour, qui est un mélange d’épices piquant et fumé)

Ensuite,… nous tentons notre chance à pied pour le Musée de la mode.  Trajet qui est en dehors de notre guide.  2h00 plus tard, nous y sommes.  Il ne reste que 50 minutes pour visiter l’exposition sur la mode des années 80.  Ce fut amplement et ce fut très intéressant.  La visite de ce musée était une demande spéciale d’Élodie et nous sommes tous contents d’y être allés.

Sanhattan
On est revenu en MÉTRO à l’heure de pointe.  On s’est senti un peu comme des sardines.  Une chance que ce n’était pas ça que nous mangions pour souper.  Les enfants ont bien aimé ce tour de MÉTRO (gratuit pour les enfants!).


Ce soir, on écoute la version télé du film sur Violeta Parra « Violeta se fue a los cielos ».  Un film de Andres Wood (réalisateur chilien) qui a gagné un prix important au dernier festival de Sundance.  On vous dit aurevoir car il débute dans 2 minutes!

Merci de nous lire… et merci de nous envoyer tes commentaires.   


P.S. : La première partie du film vient de se terminer.  Ça continue mercredi soir, même heure, même poste!  Cette Violeta est une artiste vraiment fascinante.  C’était voix importante du Chili.  Pas au sens de voie « machine » (comme Céline), mais de voie de l’âme.  Elle exprime l’âme du peuple chilien par son chant et par ses œuvres plastiques.  Elle a aussi mené une recherche sur le terrain pour dénicher les chants oubliés des paysans.  Ça me fait penser à un ami québécois (Salut Michel !).

dimanche 1 avril 2012

Santiago – jour 5


Le dimanche, c’est connu, c’est le jour de repos.  Aujourd’hui nous avions l’ambition de nous rendre vers le Cerro San Cristobald (une bonne marche…) mais nous avons finalement décidés de rester dans les limites de ce que nous connaissions.  Le quartier du centre et le Barrio Lastarria : Visite au musée d’art contemporain en avant-midi et sortie au cinéma en après-midi.


Musée d’art contemporain : trois étages d’expositions dans un édifice centenaire adossé au musée des Beaux arts.  Beaucoup de questions de la part des enfants sur les œuvres qui brassent  et qui explorent les limites de la création.  L’exposition sur le « collectionneurs de lumières » a bien intéressée les enfants.

El Artista : Excellent film « muet » qui n’a plus besoin de présentation.  Premier cinéma en trois mois pour nous.  C’était dans une salle de cinéma répertoire.  Belle ambiance.  Nous avons beaucoup aimé le film (les enfants aussi).   Comme autre choix dans ce cinéma, il y avait « La peau que j’habite » d’Almodovar, mais c’est pour 18 ans et plus (TX et Élodie ensemble ne font que 17 !).  

Santiago – jour 3 : Barrio Lastarria et Barri Bellavista


Note aux lecteurs : Comme nos journées sont très remplies, nos blogues seront probablement un peu plus descriptifs et plus fréquents.  Désolés!!! 

centre Gabriela Mistral
Un peu comme nous le faisions à Paris, nous complétons le lendemain, les portions de quartier que nous n’avions pas le temps de voir la veille.  Nous recommençons donc ce matin avec les étapes que nous avons dû sauter la veille : la partie basse du Barrio Lastarria.  Ce secteur où l’on retrouve l’Université catolique du Chili, abrite un bâtiment à l’histoire lourde, à l’architecture audacieuse et au contenu fort intéressant : le centre culturel Gabriela Mistral (une poétesse chilienne prix Nobel).  Ce centre administratif fut bâti sous le régime socialiste de Salvador Allende mais servi de bureaux au dictateur Pinochet car il avait lui-même fait bombarder la Moneda (siège des bureaux du président) lors de son coup d’état.  

Livres au feu
Aujourd’hui, le bâtiment a subi une transformation radicale mais vraiment intéressante et sert de centre culturel où nous avons vu 2 belles expositions de photographie : une sur le tremblement de terre et le tsunami au Japon (destruction/reconstruction) et une du photojournaliste Koen Wessing sur trois conflits qu’il a couvert : Nicaragua, El Salvador et Chili (1973).  Des photos noir et blanc vraiment poignantes.  Un bon sujet de discussion avec les enfants avec des questions du genre : « Maman, pourquoi les soldats brûlaient les livres ? (de Marx, Mao et le Che) ».

Comme nous étions arrivés un peu tôt. Nous avons fait une halte-breuvage dans un coffee shop du quartier.  De bons cafés au lait et des laits au chocolat (littéralement du lait chaud avec une tablette de chocolat à faire fondre soi-même dans le verre).  Les enfants ont bien aimés.
 
Il y a de nouvelles expos en avril.  On va y retourner.  Après les expos, nous sommes remontés dans le quartier Lastarria pour prendre notre diner au Café del Observatorio.  Très bon. 




Astuce de touriste : Comme nous voyageons à 4, le budget pourrait facilement exploser.  Mais comme nos enfants ont en bas de 10 ans, ils ne sont pas encore trop voraces.  Alors dans les restos, on se commande 2 repas pour les 4.  On en a juste assez et comme les enfants sont bien avertis, ils ne rechignent pas.  Ici, on s’en sort ainsi pour moins de 15000$ (et oui, on est dans les milles ici … mais 1000$ch (pesos chiliens) valent environ 2$ et le cout de la vie est à mi-chemin entre celui du Canada et celui du Guatemala.
 
En après-midi, cap vers le Jardin zoologique, mais avant, un arrêt dans le Parque Forestal pour un peu de détente pour les parents et une séance de 10 minutes de trampoline pour les enfants!  Ça donne chaud.  Faut dire qu’il fait plus de trente aujourd’hui.  Par contre, les trampolines sont à l’ombre et avec le temps sec, ici, trente, ça se ressent comme 25-26 à Montréal.

Pour atteindre le zoo, nous traversons le Barrio Bellavista.  C’est un peu présenté comme leur quartier Plateau Mont-Royal, mais c’est plutôt comme le Quartier Latin (il y a aujourd’hui plus de bar que de culture).  Mais les façades de maisons sont très colorées et il y a des murales partout.  C’est quand même très intéressant.

Le zoo possède 160 espèces d’animaux.  Les enfants ont été super enthousiastes pendant toute la visite et ont été particulièrement surpris par les grosses araignées et les babouins à grosses fesses! Quoique la chaleur rendait les animaux plutôt amorphes. Élodie a bien aimé aussi les ouistitis à oreilles de cotons! Thomas-Xavier a, pour sa part, apprécié le tunnel aux lézards, les flamands roses et les grands félins.


La journée se termine par la grande marche du retour vers le centre.  On repasse par les mêmes endroits, les enfants commencent à pouvoir guider la marche.

vendredi 30 mars 2012

Santiago de Chile - jours 1 et 2



Le départ de Placencia, Bélize
La « reciprocidad », est une belle réciprocité entre le Canada et le Chili.  En effet, comme le Canada a décidé d’imposer une taxe spéciale aux Chiliens qui vont au Canada, les Chiliens en imposent une réciproquement aux Canadiens.  Une taxe surprise de 132$ par personne nous attendait donc à l’aéroport.  Raison de plus d’apprécier notre super gouvernement Harper!!!  Ça nous coûte l’équivalent de dix jours d’appartement à Santiago.  La même taxe existe pour les États-uniens, les Mexicains, les Australiens et les Albanais qui doivent avoir eu, eux aussi, la bonne idée d’imposer une taxe aux Chiliens à leurs frontières.
 
Une fois cette surprise passée (à 4h du matin, notre cerveau est assez engourdi pour bien prendre ce genre de chose), on se rend à notre appartement pour récupérer un peu de notre nuit d’avion.

L’appartement est situé dans le centre historique, une rue à l’ouest de l’Alameda (l’avenue qui sépare la ville en deux et dont le véritable nom est : avenue Liberator General Bernardo O’Higgins) , dans le barrio (quartier) Paris-Londres.  C’est un petit barrio près de l’Université du Chili et à moins de 5 minutes « du centre » du Centro historico  et du barrio Lastarria, les deux destinations de nos deux premières journées. Nous ne pouvions mieux tomber, si ce n’est que l’appartement est très petit, n’a pas de vue et seulement deux petites chaises pour manger.  Mais on s’en tire pour 50$ par nuit et on aime ça comme ça… Notre objectif étant de passer du temps à l’extérieur et de profiter des plaisirs d’Épicure et du beat culturel de la ville.  D’une partie du beat… car ce week end, c’est le festival de musique Lollapalooza et ce n’est pas le meilleur endroit pour aller avec des enfants (un peu trop « big »).

Centro historico

Ceci dit, notre première journée en fut une de reconnaissance de notre quartier. Elle nous aura permis de remonter l’avenue du « 21 mai » jusqu’au mercado central où nous avons dégusté un merveilleux saumon sauce aux fruits de mers (sauce au vin avec plein de fruits de mer chez Donde Augusto).  Ce marché rempli d’étals de marchands de poissons impressionne les enfants. Par la suite, nous sommes redescendus par l’avenue Ahumeda, passés par la place d’Armes et zigzagués à travers les rues commerçantes.  Ce parcours  nous aura permis de découvrir le cœur du quartier historique.

Santiago est une ville qui nous donne envie de profiter de ses lieux.   

On s’est acheté un recueil de poèmes de Pablo Néruda (Les vers du capitaine, en espagnol) dans une librairie universitaire près de chez nous afin de nous imprégner un peu de ce symbole national, supposément l’un des plus grands poètes dans le monde au XXe siècle.

Jour 2 : Barrio Lastarria

À 5 minutes au sud de notre appartement, nous commençons notre journée par une visite à la bibliothèque nationale.  Belle édifice historique et surprise : une exposition sur les 100 ans de Pepo, un bédéiste-illustrateur très reconnu au Chili et aussi très accessible pour nos enfants.

S’en suit la visite du Cerro Santa Lucia, une petite colline dans un parc avec un mirador en forme de tourelles de château.  Un bel objectif à atteindre pour les enfants et une occasion de poursuivre nos objectifs santé.  




Derrière ce lieu, nous poursuivons notre découverte d’un magnifique quartier aux finesses architecturales autour de la plaza Mulato Gil de Castro. Sur cette place nous y retrouvons des boutiques de créations vestimentaires, le musée d’art visuel et le musée d’archéologie et croyez le ou non, le restaurant où nous avons mangé les meilleurs sushis de notre vie!!! Un délice encore imprégné sur nos papilles et que nous nous promettons de visiter à nouveau avant notre départ.  Avez-vous déjà goûté à des sushis grillés… certains avec du jambon ibérique… des explosions de saveurs!   Alors conseil, le Zabo… est un restaurant tout désigné pour les amateurs de sushis. Nous avons aussi fait honneur au Pisco sour, une des spécialités d’ici. Le pisco est au Chili (et au Pérou) ce que la grappa est à l’Italie.

S’est poursuivie notre journée par une visite au musée des beaux arts avec un devoir pour les enfants… celui de s’inspirer d’une œuvre vue pour réaliser un dessin ou autre chose de leur choix.  La réalisation est à venir.

L’après-midi s’est terminé dans le coin de la galerie España où nous avons mangé une orgie de crème glacée (après 6 heures de marche), un café et sommes allés procurer aux enfants des livres en français à la librairie française.

C’est donc avec du fromage, du pain, des charcuteries et du vin bon vin blanc chilien, que nous avons pris notre souper pour une deuxième journée autour de notre table à 2 chaises!!! Le fromage, trouvé dans un commerce de produits artisanaux est délicieux. Un fromage qu’on peut laisser 3 mois sur le comptoir.  Nous l’aurons fini avant la fin de la semaine par contre ! 

Astuce de touriste : pour magasiner nos billets d’avion, nous utilisons le site web Kayak.  Très efficace pour trouver de bons prix (surtout quand on se fait des alertes courriels).  N’oubliez pas de cocher « trois jours avant – trois jours après » car le prix peut passer du simple au double d’une journée à l’autre.   

mardi 27 mars 2012

Bilan de mi-voyage


Voici un petit bilan télégraphique de mi-voyage illustré à l’aide de quelques photos de notre séjour à la plage de Placencia.

On aime
  • L’expérience de San Pedro la Laguna : la famille, les profs d’espagnol, notre intégration dans la ville, le sentiment de sécurité et le cachet pittoresque qui se dégage de San Pedro.
  • Les piscines et le belvédère de Sémuc Champey ainsi que le sentier dans la forêt pour s’y rendre et on a beaucoup aimé les autres voyageurs avec qui on a partagé cette expérience (Mama Dos [Brenda]!, Papa Dos [Garreth]!, Shawn et Scott).
  • Le cachet du petit hôtel sur pilotis dans le Rio Dulce (Kangaroo) et des cabañas de Livingston (Casa Rosada).  La bonne bouffe de ces petits hôtels.
  • La mer, l’apnée et les tortues géantes au Bélize.
  • Tous les tours de bateau qu’on a pu faire (Lac Atitlan, Rio Dulce, Baie Amatique, Silk cayes).
  • Les amis que les enfants se sont faits et les copains de voyages au hasard des lieux qu’on visite.
  • Le café et le miel de fleurs de café de San Pedro la Laguna, la bière Moza Oscura du Guatemala et la Belikin Stout du Bélize, la gelato italienne de Placencia, les « stews » pas chers du restaurant De Tatch à Placencia, les fantas!, les smoothies fraise et chocolat, la panaderia italienne à côté de l’école d’espagnol, la plupart des plats d’Elena à San Pedro et se faire à manger nous-mêmes à notre maison de Placencia.
  • Les hamacs avec vue sur les montagnes du Lac Atitlan.
  • Les rencontres avec les jeunes du projet Niños del Lago et celles avec l’équipe de FEDEPMA.
  • L’absence d’hiver, la chaleur.
  • Faire des cabanes et des poupées avec Estela à l’école d’espagnol (Élodie).
  • Jouer avec les filles à la maison à San Pedro et avec les profs de l’école d’espagnol (TX et Élodie).
  • Lire (quand on ne fait pas un projet ou qu’on ne doit pas faire les devoirs…)
  • Écouter le film Starbuck en français sous-titré en anglais au Bélize.


On en rit
  • Passer 7 semaines avec une toilette sans siège et un drain de lavabo qui s’évacue directement sur le plancher de la douche.
  • Acheter 4 billets de microbus touristique express Semuc Champey – Rio Dulce, mais apprendre au tiers du chemin que ça ne marche pas et qu’il faut  prendre le bus normal.  Attendre plus de 2h avant de pouvoir repartir vers Rio Dulce et perdre une autre heure à cause d’un embouteillage causé par un accident dans les montagnes. 
  • Aller à Semuc Champey avec l’appareil photo dans un sac étanche et se baigner innocemment dans les piscines en laissant s’humecter tranquillement le 7d, car le sac était percé.
  • Les gardiens armés au Guatemala pour surveiller les déchargements de camions de liqueurs.
  • Découvrir au bout de 17 jours à notre maison de Placencia qu’on avait accès à des vélos (on s’en est servi en masse les derniers jours).
  • Prendre plus de 2 semaines pour ouvrir une noix de coco (merci You Tube) et échapper le jus de coco par terre.
  • Éviter les méduses en faisant de l’apnée près du rivage.
  • Faire l’épicerie dans l’une des 4 épiceries asiatiques de Placencia (n’oubliez pas que c’est un village de moins de 1000 personnes)  et se rendre compte qu’il n’y a pas de prix sur les items et pas d’information sur le coupon de caisse.  On appelle ça la confiance... 

On n’aime pas trop
  • L’éclosion de bébés scorpions dans la Beach House de Placencia.  Au moins, ça n’a duré que 3 jours, mais on en a vu plus de 20 (que David dû a tué avec ses sandales ou le spray anti-bibittes).  Mais on développe des stratégies : ouvrir les lumières pour se rendre à la salle de bain, secouer le rideau de douche avant de se doucher et vérifier quotidiennement l’endroit d’où ils sont sortis.
  • Les chiens errants pleins de tiques et les maitres errants de chiens domestiques.
  • Les trajets de 15 heures en autobus (la prochaine fois, on coupe les voyages en plus petites étapes…)
  • Faire la discipline avec les enfants et devoir tordre des bras et faire de l’accompagnement très serré pour que les devoirs se fassent!
  • Renvoyer le Canon 7d par la poste, car il ne fonctionne plus du tout, même après un séjour de 2 semaines dans du riz et des séances quotidiennes de bronzage.
  • Être partie trop chargé et avoir payé plus de 200$ pour renvoyer le trop-plein chez nous par la poste (faut dire quand même qu’il y a un hamac et quelques petits souvenirs dans les boites… mais après un mois, la boite n’est pas encore rendue chez nous !).  On envoie plusieurs livres par la poste, mais David et Rachel en laisseront quelques-unes ici aussi …
  • Payer un petit extra pour pouvoir suivre notre paquet sur le web et ne pas être capable de le suivre (« item not found »)


 
Finance : La Guatemala est le pays le moins cher de l’Amérique latine.  Le Bélize est plutôt dans les plus chers. 

Soleil, climat : Dans une journée, on passe plus de temps dehors qu’à l’intérieur.  C’était particulièrement vrai au Guatemala grâce : aux cours d’espagnols toujours en plein air et à notre salon et notre salle de bain qui se trouvaient … sur la galerie!  Au Bélize, on fait des tours de vélo, des promenades en ville pour faire les emplettes et des baignades à la mer.  Par contre, le soir il y a les petites mouches (les « No see ‘hem ») et parfois le midi il fait franchement trop soleil et en plus on a augmenté un peu la dose scolaire alors on a légèrement diminué notre taux d’exposition soleil.

Nous sommes passés d’un climat sec et tempéré de montagne à un climat subtropical côtier (de 1600 à 0 m. ou de 24 à 30C le jour.) 










Nous partons vers le sud où ce sera l’automne.  Un automne méditerranéen.  Nous serons à Santiago de Chile jeudi, non sans s’être envoyé en l’air plus de 13h consécutives !

À bientôt,

David, Rachel, Thomas-Xavier et Élodie

vendredi 23 mars 2012

message de Thomas-Xavier


20 mars 2012 - Apnée

D’abord, une personne qui s’appelle Touca nous a apporté au premier endroit où il y a beaucoup de poissons. (Pompion)

Ensuite, on est allé à une petite île. Autour de l’île Silk. Et il y a aussi des requins infirmières.  Puis il y a beaucoup de coraux mauves et de coraux de feu.

Par la suite, on est allé aux tortues. La tortue était longue comme un mètre et plus.  La hauteur est de 1 pied. Et la raie était presque grosse comme la tortue.  

Finalement, c’était la plus belle journée au Bélize. 

Thomas-Xavier

(voir message plus bas pour des images et des hyperliens).

Message d'Élodie à sa classe de 2e!

Message d'Élodie à sa classe! Merci pour tous vos messages.  Voici mon cadeau de fête!



Je vais vous raconter ce que j'ai vu à ma journée d'apnée.  J'ai vu des milliers de coraux de toutes sortes de couleur et des centaines de poissons, des étoiles de mer, des gros et des petits coquillages.

Et aussi, le plus cool, c'est qu'on a vu une raie et une immense tortue grande comme mes deux bras allongés. C'était réel. J'avais les deux pieds dans la mer et la tortue est venue à deux doigts de moi pour aller respirer.


J'espère que vous avez aimé ce que je vous ai raconté, car moi, j'ai adoré!


Élodie!

mercredi 21 mars 2012

Allumer le feu... un ajout pour une sortie réalisée à San Pedro

Voici une aventure réalisée par la famille Guimont.
Ce film a été réalisé dans le but de répondre à une demande spéciale de Guy Berthiaume.


Bon visionnement.

APNÉE!!!



C'est un texte interactif... n'hésitez pas à cliquer sur les liens en gras.

Et oui, nous avons fait notre choix d’activité. Une journée d’apnée.  Aller voir les récifs sur la barrière de corail. La deuxième plus grand du monde (la première étant celle d’Australie). Notre guide était Touca, propriétaire de Joy Tour, un opérateur de sorties en mer depuis 3 générations.  Notre destination était à environ 1h au large de Placencia (au nord-est pour ceux qui voudraient voir sur google map : voici le lien : Silk Cayes National Park).


Si nous employons l’expression d’Élodie, cette journée était MALADE !!! Non pour signifier que Rachel a eu mal au cœur dans la houle… mais pour exprimer les découvertes marines que nous avons faites. Requins (« nurse shark » de 5 pieds de long avec la tête plus grosse qu’un ballon de football), coraux mauves, coraux de feu, coraux, coraux et coraux, de toutes les formes, couleurs et grosseurs. Des poissons, des minuscules, des petits, des moyens, des gros, des « tout seul », des « en groupe », des « en méga groupe ». Des gris, des blancs, des noirs, des jaunes, des bleus, des multicolores, des tachetés, des unis, des bariolés.  Des larges, des minces, des longs et des courts.  Plus précisément : poissons perroquets, poissons-anges (reine, bleu et français), poissons écureuils, poissons trompettes, hogfish et des dizaines d’autres (dont un rayé en forme de boomerang).

On a fait trois sorties, une autour d’un récif (près de Pompion Caye), une autour d’une île (celle sur la photo avec une cabane, l’un des îlots de Silk Cayes)… et la troisième dans le repère des tortues géantes.   On en a vues 2 aussi grandes que notre table de cuisine (un peu plus grosse que sur ce vidéo...)avec une quinzaine de « rémoras » sous le ventre (poissons qui sont collés sur elles).  Et pour conclure la journée, dans le secteur des tortues, nous avons pu voir une raie.  Pas celle du plombier !  Une « southern stingray » presqu’aussi grosse que la tortue.  MALADE !!!

L’île avec la cabane est l’endroit où nous avons dîné.  Il y a des sanitaires et des tables à pique-nique.  Plusieurs autres personnes faisaient la halte pour le dîner sur cette île.
À 100 pieds autour de l’île, c’est le paradis de l’apnée. La mer est calme et le monde sous-marin grouillant le long de la pente qui mène vers le large.  

Les enfants sont comme… des poissons dans l’eau.  L’apnée est une seconde nature pour eux. On n’a pas eu besoin de leur tenir la main !

Il s’agit ici d’un souvenir qui restera fort dans nos têtes. Nous dédions cette journée à Jocelyn et Jasmin, avec qui nous avons fait dans le passé de belles sorties d’apnée.



dimanche 18 mars 2012

16 mars 2012. C’est la fête d’Élodie.


En ce vendredi 16 mars, on se réveille avec le soleil.  Il n’y a plus de vent.  Pour la première fois depuis 10 jours (depuis que nous sommes ici), la mer est très calme.  On s’est baigné à presque chaque jour, mais on n’avait pas encore eu la chance de faire de l’apnée.  C’est enfin le moment.

À 7h30, nous sommes dans l’eau.  La visibilité est très bonne.  Élodie considère cette sortie d’apnée comme son cadeau de fête de la part de David.  Un peu plus de 2 heures dans l’eau. 



Élodie est encore toute excitée de ce qu’elle a vu : une dizaine de variétés de poissons, des étoiles de mer, des oursins, des petites anémones, des coraux et… 2 méduses.  On a failli rentrer dans la deuxième en tentant d’observer la première de plus proche.  On a hâte d’y retourner.  Le « spot » n’est pas loin de la maison.

Ensuite, direction Placencia pour aller sur le web et se trouver un appartement pour deux semaines à  Santiago de Chile.  On doit aussi faire notre épicerie et récupérer le gâteau de fête chocolat-chocolat qu’on a fait faire pour Élodie à « Lisa’s Place ».

Pour le souper de fête, Élodie voulait de la pizza, ce que Rachel a préparé avec plaisir en essayant pour la première fois de faire sa propre pâte.  Un succès.  Et le gâteau de fête aussi. Élodie nous dit que c’est ça plus belle fête.

Elle souhaite quand même faire un gros party à notre retour avec les ami(e)s. La liste des invités se prépare et les activités aussi.


la rue principale
the back road
Quelques infos de plus sur notre destination : La rue principale de Placencia a déjà été mentionnée dans le livre Guiness des records comme étant la plus étroite rue principale au monde.  En effet, c’est un petit trottoir à peine assez large pour laisser passer une petite brouette (c’était son rôle historique… pour aider au transport des brouettes de poissons).  Avec le temps, une rue pour voiture a été développée.  C’est la « back road ».  La péninsule n’atteint pas plus de 600 m. de large dans le village.  Ainsi, entre les deux voies de circulation, on retrouve les hôtels, commerces et maisons et chaque cour est directement sur le sable.

Les gens ici parlent un drôle de créole anglais.  C’est pas évident à comprendre.  Une chance qu’ils parlent anglais ou espagnole également.  La plupart des épiceries ici sont tenues par des asiatiques.  Leur créole est encore plus rigolo !!!

C’est vraiment une destination de plage et de plongée.  Il n’y a pas grand’chose d’autre à faire.  On en profite donc pour faire la « farniente », avancer les devoirs, jouer dans l’eau, et peinturer (pour Rachel et Élodie). 

On devrait essayer de faire une sortie d’apnée avec un opérateur sur un récif au large avant de quitter. Ou encore aller voir Monkey River (un tour dans la jungle pour voir des singes, des lamantins et des crocodiles) ou encore se rendre à la réserve de Jaguars près d’ici au parc Cockscomb.

Ah oui,… nous avons vu nos premiers scorpions!!! Pas très loin de la maison. On peut même dire à l’intérieur.  Ils étaient grands comme… un huard, notre 1$! Et gros comme une allumette de carton.  David travaille à prendre le contrôle de la situation… et nous ouvrons les lumières lorsque nous allons à la salle de bain (lieu où nous les retrouvons), car nous ne voulons pas savoir ce que ça fait, même si petite, une piqure de scorpion.