vendredi 9 mars 2012

7 et 8 mars 2012 - Excursions nautiques et changement de pays


Mercredi matin, le 7 mars 2012.  Nous quittons l’Hotel Kangaroo à Rio Dulce à 9h30.  Le pilote de la lancha nous fait faire un petit détour vers le castillo San Felipe.  C’est un petit fort du 17e siècle servant à couper la route aux pirates (dont Francis Drake) souhaitant s’aventurer plus à l’ouest vers le lac Izabal.  Rappelons-nous que le Bélize, pas très loin d’ici, a longtemps été (aux 17e et 18e siècles) un pays sans état, repaire de nombreux pirates et autres flibustiers bien à l'abri derrière la 2e plus grande barrière de corail au monde. 


L’excursion dans le rio Dulce, entre la petite ville de Rio Dulce et Livingston prend environ 1h15.  C’est un autre coup de cœur.  C’est vraiment intéressant de se déplacer par un moyen de transport aussi dépaysant et en plus, le parcours grouille de vie : des tortues, des hérons blancs, des pélicans, des cormorans et de temps en temps des habitations sur pilotis avec toit en branches de palmier.  On a même croisé une église où les paroissiens doivent se rendre en bateau.


Vers 10h45, on arrive à Livingston, une petite ville sur la pointe du delta où le rio se termine et où débute la mer (la baie de l’Amatique).  Pour s’y rendre, la lancha était la seule option.  Il n’y a pas de route !  La lencha nous débarque directement au quai de notre hôtel, la Casa Rosada.  Nous y sommes très bien accueillis par Ismael qui nous présente nos deux cabañas (des cabines en bambou avec toit en « pailles de palmiers »).  Fait original : dans cet hôtel, nous montons nous même notre « bill » en ajoutant les articles consommés dans la page du grand livre de l’hôtel à notre nom.

Livingston est peuplée de Mayas, Ladinos (descendants espagnols) et surtout de Garifunas (on dit aussi Rufinos aux pluriels, les deux usages semblant acceptables).  Le peuple Garifuna aurait quitté la Jamaïque il y a plusieurs générations.  Il s’agit de descendants d’esclaves africains.  Vous aurez compris qu’ils sont noirs. Ils ont un mode de vie un peu différent des Mayas (un peu plus « Bob Marley »!).  On retrouve les Garifunas sur la côte de la mer des Caraïbes entre Livingston et la moitié sud du Bélize.

La ville se visite rapidement.   À l’est, une plage locale plutôt mal entretenue. À l’ouest, le delta de la rivière avec les petits quais de pêcheurs et d’hôtel.  Ces quais sont remplis de pélicans.   On se croirait dans le film Némo! 

Entre les deux côtes, les rues de la ville pas très riche et plutôt relax (pas de Mayas en habits traditionnels ici).   Nous mangeons plutôt bien à la Casa Rosada pour notre souper.  Pâtes aux calmars, steak et bouillabaise local (Tapado : bouillon de noix de coco avec crabe entier, poisson entier, crevettes et banane plantin).  Le tout accompagné d’un excellent chardonnay chilien du Tarapaca. 

Jeudi matin, le 8 mars 2012.  Nous quittons Livingston pour Puerto Barrios en lancha pour une excursion en mer (pas trop loin de la côte).  Un voyage de 35 minutes où nous manquons d’essence pour la 2e fois du voyage (la 1ère fois, c’était peu après Coban, en minibus et nous avions eu la chance d’en manquer en haut d’une côte juste avant une station-service…)  Cette fois-ci, notre chance est de croiser une lancha qui nous offre un gallon d’essence et nous ne perdons pas plus de 10 minutes.

Ensuite, de Puerto Barrios, après les formalités d’immigration (ça prend un guide pour se retrouver entre le bureau de la cie de lancha, l’immigration et le quai), nous reprenons une lencha en direction  de Punta Gorda (« pointe à la grosse ! »).  Le voyage entre Puerto Barrios (le « gros port » du Guatemala) et Punta Gorda (Bélize) se passe en pleine mer dans notre lancha à 25 places (comme toutes les autres qu’on a pu voir dans les lacs et rivières) avec de belles montagnes russes.  Thomas s’amuse à sauter les vagues en coordination avec le bateau.

Une heure trente plus tard, nous voilà au Bélize.  Il est 11h40 et notre bus (James bus line) est à 12h.  Entre les deux, il faut passer la douane (et remplir la maudite feuille pour chaque voyageur comme à chaque douane!)!  Nous sommes arrivés à 11h59 à l’autobus. Fiou!  On embarque dans le vieille autobus scolaire peint en vert et nous voilà repartie pour un périple de 1h30 en colectivo.  Pas plus de 27$ Bz pour la famille.  Le dollar Bz vaut la moitié du dollar US.  Le taux est fixe.  Quand l’homme du bus m’a remis mon change pour 30$ Bz, il m’a remis 1$ US et 1$ Bz.  Faite le calcul!

Le voyage en colectivo se passe bien.  Le bus se rempli tranquillement de Mayas et de Garifunas.  Nous voyons nos premiers Mennonites en salopette, chemise bleu foncé et chapeau de pailles (il y a quelques villages mennonites au Bélize.  Ils ressemblent aux Quakers américains.  Ils refusent plus ou moins la technologie). 

Nous débarquons à Mango Creek pour prendre un « water taxi » entre la côte et la presqu’île de Placencia.  20 minutes de lancha.  Troisième excursion nautique du jour.  On aime ça faire des tours de bateau!!!

À suivre…

mercredi 7 mars 2012

Semuc Champey... et quelques anecdotes



Lundi 5 mars.  Peu de soleil, mais journée incroyable.
Nous sommes arrivés la veille.  Un voyage de 12 heures en autobus entre San Pedro et Semuc Champey.  12 heures c’est long, surtout quand ça devient 15h.  Mais la dernière demi-heure entre Lanquin et Semuc Champey, dans la « rain forest », dans la boite d’un pick up, à la belle étoile, a effacé en quelques instants toutes ces heures de déplacement.  David, Thomas-Xavier et Élodie, accompagnés de leurs nouveaux amis étrangers étaient comme des Indiana Jones debout dans cette boite de pick-up.

Vers 23h30, on arrive au Zapote avec nos 3 comparses de voyage.  L’ambiance dans ce resto-dortoir perdu dans la forêt est intéressante.  En plus de nos trois nouveaux amis Canadien, Américain et Australien, on y rencontre une amie d’Argentine.  L’espagnol des argentins est différent d’ici.  C’est chantant, c’est cute.  Ils disent cho, chama et pocho au lieu de yo, llama et pollo et omettent plusieurs « s » dans les mots (comme eta au lieu de esta).

Retour au lundi matin.   On se fait montrer un raccourci dans la forêt pour se rendre au parc des cascades de Semuc Champey.  Un garçon qui travaille pour l’hôtel nous accompagne.  Il nous renseigne sur les spécificités de la région.  Il nous fait goûter à la cardamone, nous présente l’arbre qui sécrète une gomme qui est utilisé comme encens et finalement, nous initie à l’utilisation d’un fruit (l’oxote) pour se faire du maquillage.  Tous les guides doivent faire ça, car en arrivant aux cascades, d’autres visiteurs ont la même bouille. 

Voir ce vidéo.

La vue du haut de ce raccourci est FABULEUSE, montagnes, valons, culture dans les montagnes, nuages… les oiseaux, les papillons, une nature abondante.

Et nous voilà à Sémuc Champey!

Oh!, les cascades!  On ne les voit pas tout de suite.  On commence par grimper  pour se rendre au Mirador qui permet de voir le site du haut. On annonce qu’il faudra 1h15 pour se rendre… à la blague, nous disons qu’il en faudra certainement près du double. Car l’estimation du temps chez les Guatémaléques n’est pas toute à fait leur force… mais ça on en reparlera une autre fois… Mais curieusement, pour cette fois-ci la course s’est terminée après une bonne demi-heure pour atteindre l’endroit, et là… on les voit.  C’est magnifique vu de haut.  Mais c’est encore mieux quand on plonge dedans!  Plus d’une quinzaine de fosse à l’eau claire et bleuté.  On saute, on nage et on glisse d’une fosse à l’autre.  Des heures de plaisir.

En somme, c’est un endroit à ne pas manquer. 


Nous désirons attirer votre attention sur d’autres petites anecdotes de la journée. 

Journée bien agréable pour notre « groupe ». Élodie a baptisé notre assortiment de touristes internationaux : « le groupe ».  Ça a créé l’unité et nos comparses trouvaient tous ça bien « cute ».  À la sortie du parc, un agent du parc a interpelé l’américain et l’argentine en croyant qu’ils étaient les parents de Thomas et Élodie.  (Une question de ticket entre deux guérites qui ont été mal comptabilisés.) Après cet évènement, ils ont eu droit au surnom de maman 2 et papa 2.

Le 7D de David a été trempé dans son sac étanche grâce à la gourde qui s’y est déversée.  Le sac est vraiment étanche.  L’eau ne sort pas!

Le I-Pod de Rachel est tombé dans l’eau, et s’est fait volé… et elle l’a retrouvé!
On s’est fait accoster par un groupe d’enfants environ 200 mètres avant notre hostel. C’est en plein chemin forestier.  Il n’y a que notre petit hostel et leur habitation dans le coin.  Alors Rachel a eu la bonne idée d’aller voir à cette habitation s’il n’y avait pas « quelqu’un qui l’aurait trouvé dans le chemin… ».  Effectivement, en expliquant son histoire au père de famille, celui-ci à tout de suite su de quoi il s’agissait et a demandé aux enfants de le rendre, non sans tenter de négocier à son tour.  Finalement, tout est bien qui finit bien et la morale de cette anecdote est : quand de mignons petits enfants viennent vous tourner autour, surveillez vos poches, on ne sait jamais.

Mardi matin 5h20, on quitte le El Zapote en direction de Rio Dulce.  Ça devrait être un voyage de 7-8 heures.  La première demi-heure est dans le pick-up, mais comme il pleut, on est sous une toile qui emprisonne la merveilleuse odeur d’huile usée.  Le reste sera en charter (mini-bus).  Quatre heures après le départ… surprise, on nous a vendu un billet Semuc-Rio Dulce, mais notre charter ne va pas plus loin que El Rancho.  Wow!  Il faudra se tapper le reste en autobus interurbain.  Au moins, le chauffeur nous rembourse la partie qu’il ne nous transportera pas.

Huit-neuf heures plus tard, on arrive à Rio Dulce (vers 18h30).  Ça semble très beau, mais on ne verra la petite ville que quelques minutes avant de s’enfoncer en lancha dans les méandres des  bras qui alimentent le rio Dulce.  En débarquant de l’autobus, on s’est fait proposer un charmant hotel tenu par un australien et une mexicaine.  La Kangaroo.  Charmant.  On se croirait dans la jungle (je crois qu’on y est en fait).  Demain matin, on reprend une lancha en direction de Livingston.

El choque cultural - épilogue : La Pedida

Rien qui ressemble à nos traditions.

Il y a des histoires comme ça qui nous permettent de dire que nous avons vécu un moment important de culture.

À partir du moment où nous avons saisi l’ampleur du drame familiale, il restait à voir comment se passerait la suite des choses.   

Suite au départ de l’ainée de la famille, il s’est passé plusieurs journées sans nouvelles… et finalement, un beau jour, une tante du jeune homme cogna à la porte souhaitant parler aux parents de la jeune femme.  Les détails nous ne les avons pas, mais la maman de la famille nous a expliqués qu’elle venait pour voir comment cette situation pouvait trouver une avenue positive pour le jeune couple. Suite à la discussion, il a été entendu qu’il y aurait La Pedida le samedi soir.

La famille nous invite à être présent lors de cette soirée.  On nous informe qu’il va y avoir beaucoup de gens de la famille de la jeune fille et que quelques parents de la famille du jeune homme seront présents.  Qu’il s’agit d’une fête pour célébrer ce grand événement qu’est la vie en commun de deux jeunes personnes.  

Super, on se prépare mentalement pour la fête.  Elle  commence à 19h00.  Dans la journée nous avons fait le trek du volcan (épuisant !) mais nous avons hâte de revoir la jeune femme en cette occasion de réjouissance.

18h30 : manque d’électricité.
19h00 : y fait noir en mautadit, et personne vraiment d’arrivée, sauf les sœurs de la mère et les parents des parents.
19h30 : ouin, y’a plus de monde.  Le ton est au sérieux.  Oups, y’a du pain en quantité abondante…
19h30-21h :  C’est la Pedida (la demande) : C’est un pacte entre les deux familles. La famille du garçon va demander la permission à la famille de la fille pour que le couple puisse vivre sa vie ensemble et les parents de la jeune fille acceptent (ou non !). Sept aïeux des deux familles distribueront les conseils aux tourtereaux (du type, demander la permission à son homme pour sortir de la maison, travailler fort pour la vie de la famille, pour la fille assurer les repas quotidien, ... et tous très divers... et prononcés en Tz'utzujil) et à la fin, s’il y a accord, tous embrasseront la main du père de la jeune fille.

À la fin, la belle famille s’en va avec la jeune fille.  On n’a pas de le temps de lui parler ! Faudra attendre jusqu’au jeudi suivant.

En fin de compte, ça s’est bien passé.  La fille et ses parents se sont réconciliés.  Et pour celer le pacte, la famille du garçon a apporté le diner du dimanche à la famille de la fille.  Du bouillon de poulet pour 50 personnes avec des poulets entiers (sans plume et éviscéré) qui baignent dedans.

Il y a une superstition qui dit que lorsqu’il n’y a pas entente entre les deux familles, c’est comme un mauvais sort et que le couple ne vivra pas ensemble très longtemps. (Des fois assez pour faire un ou deux enfants.)  Et que s’il y a cette entente, le couple vivra ensemble toute leur vie durant.

Finalement, on aura revu la jeune fille quelques fois après la Pedida.  Elle reste avec son chum qui est maintenant gérant dans l’Hotel de la famille. Nous leur souhaitons une vie belle et heureuse !


mardi 6 mars 2012

Dernier tour de San Pedro La Laguna


En février, nous avons visité un petit musée de San Pedro sur l’histoire géologique et ethnologique de la région.  On en a appris un peu plus sur les mayas.  Selon le livre sacré Popol Vuh, les mayas ont été créés à partir de 4 types de maïs de 4 couleurs.  Le noir pour les cheveux et les yeux (qu’ils ont tous très foncés).  Le jaune pour leur peau (qu’ils ont un peu plus foncé que les indiens du Canada).  Le maïs rouge pour le sang et le maïs blanc pour les os et les dents. En plus de ces quelques caractéristiques « magiques », les mayas que nous côtoyons sont en moyennes plus petit que nous, nord-américains, et plutôt trapus.  Autant les hommes que les femmes.

Sur la rue, tous ceux que nous rencontrons sont très gentils.  Ils nous saluent (buenas dias jusqu’à midi trente, buenas tardes jusqu’à 18h et buenas noches jusqu’à 23h59!).  De plus, avec tous les projets et rencontres que nous avons faits, on a des connaissances à saluer à presque chaque coin de rue.  C’est ça la recette pour bien s’intégrer : rester dans une famille, aller dans une école de langue et avoir ses enfants!  Les enfants nous ont ouverts bien des portes tous comme les projets qu’on a fait et les lieux qu’on a visité plus régulièrement.

Dans le cadre de deux projets vidéo, nous avons eu de bonnes discussions avec deux intellectuels de gauche de la ville.  Ils sont bien en avance sur leur milieu de vie.  Ici, les gens sont un peu conservateur.   Mais tous sont travaillants et le retard du Guatemala se rattrape.  Exemple, dans la presse, dernièrement, on apprenait que la malnutrition reculait de 8% (mais qu’elle était encore au tôt effrayant de 46%)

Quoi dire d’autres sur les mayas?  Ici, il n’est pas rare de voir les hommes et les femmes cracher au sol ou se jouer dans le nez.  C’est un peu comme un nord-américain qui attend à une lumière rouge, mais ici, il n’y a pas de lumière rouge, et presque pas de voiture… 
Il y a des tuktuks partout par exemple!

Tous les mayas vont à l’église « religieusement ».  Ici, à San Pedro, la moitié vont à la seule et grande église catholique.  L’autre moitié va à l’une des nombreuses églises évangélistes.  Les murs de la ville sont tapissés d’inscription en faveur de Jésus, le seigneur de San Pedro !  Même chose pour les écoles.  Il y a les catholiques et les évangélistes.  

Bien que très pratiquée par tous (jeunes et vieux), au moins 2 fois par semaine, la religion ne s’impose pas auprès de nous.  Pas de prière à table, pas de prêcheurs dans la rue. Pas de pression pour qu’on y adhère non plus.
 
Les mayas (un peu comme les écossais et surement plusieurs autres groupes ethniques ou culturels) ont des habitudes vestimentaires.  Traditionnellement, l’homme et la femme maya portent des vêtements typiques dont les couleurs et les motifs sont associés à leur village d’origine.  Par exemple, à San Antonio Palopo, où on vit beaucoup de la pêche, les habits sont plutôt bleus.  Par contre, ici, à San Pedro, « on se modernise »,  les hommes ne portent presque plus leurs habits traditionnels (chemise et pantalon blanc ¾ avec lignes bleu-rouge et motifs au bas).  Les femmes, portent encore la jupe longue à motif et une blouse bouffante blanche à manches courtes avec des motifs.  Par contre, le motif de la jupe n’est pas toujours le motif traditionnel de San Pedro et la blouse provient maintenant de Chine.  Ça c’est pour l’arrière du décor.  Mais pour le touriste, on est quand même très dépaysé et dans la rue, les mayas qu’on voit ajoute vraiment à l’ambiance, au senti.  On n’est pas au Mexique ou dans n’importe quelle ville du monde.  On n’est bien en territoire maya Tzu’tujil.  

 
La vie avec la famille fut vraiment intéressante.  Ils sont pleins d’attention. Et nous profitons vraiment de notre passage parmi eux.
Élodie et Estela
TX et José Luis

À l’école aussi c’était très plaisant.  Vendredi (2 mars), c’était notre graduation.  On a tous fait un petit discours d’adieu en espagnol.  Élodie a fait la blague de la girafe dans l’auto… 

Rachel, David et le jumeau Antonio
Après ce dernier avant-midi à l’école, le groupe de Fedepma nous invitait pour le repas du midi.  Ils nous ont remis une belle écharpe faite à la main, un sac de café et du bon miel de fleur de café.

Nous partons maintenant pour une autre destination.  Notre séjour de 7 semaines ici aura été vraiment intéressant.  Que de rencontres, que de bons moments. 

Salut la familia : Elena, Juan, Karla, Bibi, Juan Manuel, Chaito, Chenta et tous les cousins, oncles, tantes et grands-parents qu’on a rencontrés.
Salut Francisco, Estela, José Luis, Antonio, Ramon, Selvin, Clemente et tous les autres à l’école San Pedro Spanish School.
Salut Felipe et ta gang au Projet Ninos del lago.
Salut Julia Esther, Cristobald, Erwin, Danilo et tous les autres à Fedepma.
Salut Mikael, René et les autres rencontrés au Mikaso.
Salut Catitlan, le chat de Café Atitlan.
Salut aussi le chat que les enfants cajolaient à chaque matin à l’agence de tourisme depuis deux semaines.

Salut San Pedro et le lac Atitlan. 

Nos vemos pronto.
Frère et soeurs


Y por el ultima palabra.    Maltiox! (Muchas gracias/Merci)



Le matin du départ.

mercredi 29 février 2012

Le volcan San Pedro


Le volcan San Pedro.
Samedi dernier nous l’avons fait.  Pas à deux.  Pas à trois ni à quatre.  Nous l’avons fait à cinq.  Nous avons gravi (« subir » diraient-on en espagnol), le 13e volcan (sur 37) du Guatemala.  Le volcan San Pedro.  Ce volcan, du haut de ses 3020 m., juste derrière la ville de San Pedro, nous targuait depuis des semaines. 
La vue depuis la moitié du volcan.


Samedi dernier, nous nous sommes levé à 4h30.  Avons pris un tuk tuk jusqu’au poste d’accueil du parc du volcan et accompagné de notre guide Dominique, vers 5h nous avons entrepris la montée avec nos lampes frontales.  Plus de 4h30 plus tard (c’est plus de 4 fois le temps normal de notre guide lorsqu’il est seul…) nous atteignons le sommet. 

Au sommet, avec 2 autres
volcans derrière nous.
Quelle vue.  De la cime, on voit le cratère recouvert de végétation et les montagnes à l’ouest, les volcans Atitlan et Toliman à l’est et le lac et d’autres montagnes vers le nord. 
Les pieds dans le vide,
à la verticale du lac.

Quel plaisir d’avoir réussi, ensemble, à atteindre le sommet.  Ce fut plus facile que nous nous attendions pour les enfants.  Et ils étaient bien fiers.

Nous sommes restés une bonne heure au sommet pour profiter de la vue et prendre un bon lunch, les pieds dans le vide.

Le volcan Atitlan, à l'est.
Ensuite, ce fut la descente.  Ça, c’est pénible!  La montée est dure pour le cardio et l’adaptation à l’altitude ne se fait que très graduellement.  Par contre, la descente est dure sur les jambes qui tremblotent après quelques minutes.  C’est dur pour moi, Thomas-Xavier et Rachel.  Presque 2h30 de descente.  Élodie, on dirait qu’elle n’a pas de rotule.  Elle vole au-dessus du sentier.  On en déduit que les rotules doivent se développer entre 8 ans et 9 ans !!!  

Nous sommes fiers de nous et content de l’avoir fait.  On a eu mal à nos mollets pendant 4 jours, mais ça fait du bien. C’est notre première montagne, surement pas la dernière.



Une famille bien fière, avec son guide Dominique.
La descente.








À la moitié de la
descente.  Le visage
plein de poussière.







vendredi 24 février 2012

Le nouvel an maya

Le mercredi 22 février 2012, c’était le nouvel an maya.  C’est la dernière année du baktun, un cycle du calendrier maya comptant 394 années et je crois que c'est aussi la fin d'un cycle plus grand (comptant plus 7885 années).  Cette année sacré maya de 260 jours se terminera le 21 décembre prochain… le 22 décembre, qu’arrivera-t-il?  Les vacances du temps des fêtes !!!

Dans le cadre des activités du 15e anniversaire de l’école de langue « San Pedro Spanish School » et parce que c’est le nouvel an, on a eu droit à une véritable cérémonie maya avec 2 Chamanes, le feu et les rituels de guérisons et de bons vœux.

Nous étions plus d’une quarantaine en cercle autour du feu et avec les 2 chamanes.  Ils ont allumé le feu alimenté par toutes sortes d’objets liés au rituel (bougies de couleur, alcool, herbes, branches, poudre, etc.).  Après quelques mots d’introduction et quelques sons de trompette fait avec un coquillage en direction de chaque point cardinal, le chamane plus âgé s’est lancé dans une prière.  Durant cette prière de plusieurs minutes, il a énuméré tous les volcans du pays, toutes les nations mayas du pays, tous les village du lac Atitlan, toutes les parties d’un volcan, les numéros mayas (système vingésimal), etc, etc, etc.  C’était comme un sermon en latin, sauf que ce n’était pas du latin !!! C’était en Tz’utujil la langue partagée par les quelques 100 000 mayas Tz’utujil qui habitent encore dans la région. On a donc compris qu’un mot, et c’était Maltiox (prononcer : maltioche, ce qui signifie "merci")!

Après la longue, longue prière,  les Chamanes ont invité, tour à tour les représentants de chaque « nahual »  à venir recevoir un genre de bénédiction.   Cette partie a commencé avec les Tijax.  C’est le nahual de Thomas-Xavier et Élodie.  L’homme déclame des incantations en frappant doucement chaque articulation et le cœur et la tête.  C’était beau de voir les enfants recevoir tout ça avec respect et curiosité.  Nous aussi, nous avons joué le jeu.

À la suite de ces incantations, les Chamanes ont invité ceux qui ont des douleurs à venir recevoir leurs bons soins (des coups de branches d’herbes sur l’endroit … où ça fait mal !).
Les enfants et Rachel en ont profité pour chercher guérison.  À la suite de ça, Thomas nous a dit qu’il n’avait plus mal au dos.  Avant cette cérémonie, son remède miracle, c’était le gatorade.  Maintenant, c’est Chaman-ade!

Finalement, ce fut une expérience culturelle bien fascinante qui dure près d’une heure trente.

La veille, il y avait une présentation d'habits typiques.  Devinez qui étaient les modèles pour les habits d'enfant?  La réponse au bas de la page...

Samedi, nous subissons ( du verbe subir en espagnol…) le volcan San Pedro.  Nous culminerons à 3000 m.  (mais comme nous partons de 1600 m, ce ne sera que 4 heures de montée...)  Vous aurez droit très bientôt à un compte rendu de cette ascension.

Hasta luego.




vendredi 17 février 2012

EL CHOQUE CULTURAL !


Depuis notre arrivée, voilà maintenant 5 semaines, nous vivons dans une famille maya.  Une formidable famille. Nous y sommes accueillis comme des rois.  Et pour nous la vie est belle.  Il faut dire que nous nous adaptons bien au milieu et que pour nous, vivre dans un milieu où il n’y a pas de siège de toilettes (il est donc impossible pour les hommes et les femmes de faire une dispute sur qui l’a levé, ou qui l’a baissé), que le drain du lavabo arrive dans la douche avant de s’échapper, que les femmes jouent le rôle de nos grands-mères, que la religion tient une place importante dans la vie de la communauté, que la viande chez le boucher est accroché devant nos yeux à l’air libre et qu’elle dégage son odeur… tout ça on était prêt à ça. Et même plus encore. 

façade typique de maison ou de commerce au Guatemala.
Jésus est partout!
Mais vous savez, il arrive toujours un moment comme bon étrange qui ne connaît pas les dimensions culturelles du milieu, où une situation normale à nos yeux n’a pas le même impact.  Voilà, nous avons vécu un moment qui restera un moment ESPECIAL de notre séjour à San Pedro.  Un moment de culture.



La première fois que j’ai dormi chez mon petit copain, je devais avoir 16 ans… À 17 ans, il m’est certainement arrivée de ne pas rentrer coucher à la maison. Et de ne pas avoir tout à fait avoir averti mes parents. Du coup, j’avais mon appartement pour mes études au Cégep. Mais bon, quand s'est arrivé les parents étaient fâchés, on avait droit à un petit sermon... on faisait signe qu'on avait compris les doigts croisés dans le dos!!!

Cette semaine, la plus vieille est sortie avec son copain pour fêter la Saint-Valentin… et n’est pas entrée coucher. Le lendemain matin, lors du déjeuner, la maman nous explique que sa fille n’est pas entrée de la nuit, et que c’est très mal.  Comme nous sommes dans un famille qui va religieusement à l’église… nous comprenons que la demoiselle, n’étant pas mariée avec son copain (avec qui elle est depuis 3 ans) vient de faire un acte contre les valeurs de la famille et que celle-ci n’aurait pas dû faire ça.  

Comme la relation avec la famille est bonne, nous (québécois que nous sommes) ne nous formalisons pas trop de la situation. On trouve pratiquement normal que la demoiselle ait voulu passer du temps avec son amoureux le soir de la Saint-Valentin et que ce dernier ait réussi à la garder près d’elle pour la nuit.  Nous disons alors aux parents que pour nous, à 19 ans, c’est plutôt normal (et même avant).

Et là, la maman dit, « mais elle savait que j’avais une grosse journée aujourd’hui et une grosse semaine de travail, elle n’aurait pas du faire ça ».  Et puis, elle explique qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit, ni son mari et sa plus jeune fille.  Ils ont tenté de l’appeler, mais elle avait fermé son téléphone.  Comme les familles sont tissées serrées,  la sœur de la maman vient à la maison.  Ça y est, je me sens comme dans une histoire que me racontait ma mère sur les bonnes manières de son temps.   

Et voilà, le père fait quelques blagues, nous en faisons ensemble sur la jeunesse… Et à un moment, de toute mon innocence je dis, qu’il ne faut surement pas s’inquiéter qu’elle reviendra bientôt, comme il s’agit d’une jeune fille responsable, elle sera là dans quelques minutes.

Et vlan… c’est ici que notre compréhension culturelle s’arrête… Et bien non… elle ne reviendra plus.  Elle est partie vivre avec son amoureux. Une demoiselle qui part avec son copain et qui ne dort pas à la maison sans avertir ne peut plus revenir.  Ça signifie qu’elle est partie vivre avec.  Et vlan… et elle n’est pas encore revenue… et ne reviendra probablement jamais plus. Nous ne pouvions pas comprendre la grandeur du drame avant de savoir vraiment ce que vivaient les parents de cette enfant.

Et voilà pour EL CHOQUE CULTURAL »

vendredi 10 février 2012

Le processus du café, un souhait exhaussé !



Samedi dernier nous avons réalisé une visite de FEDEPMA (Federacion del pueblo Maya) où il nous a été possible de connaître le processus de transformation du café, du lombri-compost, du miel et de la coloration naturel de fil à tisser.  Il s’agit d’une association regroupant pour l’instant 28 familles mayas tz’utujil des villages du sud du lac Atitlan.

En plus d’être certifié équitable, le procédé est biologique à 100%.  Nous avons appris, grâce à notre guide spécialiste du café,  que le café est classé selon la qualité dès la première étape et qu’après avoir vu ça carcasse (pulpa) décortiqué mécaniquement, le grain de café passait par un processus de lavage-fermentation-lavage.  Puis, il est séché au soleil de 2 à 4 jours avant d’être préparé pour l’exportation (plus de 85%)  ou torréfié pour la consommation locale.  À la fin de la visite, nous avons eu une dégustation de café sublime « Arabio bourbon », l’une des quatre variétés de plan cultivée au Guatemala.


Côté écologique, la carcasse du grain de café est récupérée pour nourrir une maternité de bons vers à compost !  Ils élèvent également des abeilles qui pollénisent les fleurs de café et qui produisent un bon miel couleur café.
 


Lors de notre visite, Julia Esther une représentante de l’organisme nous souligne qu’ils souhaitent avoir un vidéo pour mettre sur le web et aussi pour faire la présentation du processus du café. Et talam nous sommes là.  Mercredi prochain, nous aurons une rencontre avec eux pour écrire encore mieux le projet et déterminer les besoins en image.

Un projet à suivre…

vendredi 3 février 2012

Qué comer?



Vendredi 2 février 2012,  la fin de notre 3e semaine de classe d’Espagnol.  Ces trois premières semaines nous auront permis de faire le tour des formes plus communes des verbes (présent, passé, imparfait et futur) avec notre professeur Francisco (4h/jr).  Les enfants ont chacun leur prof (Estella et José-Luis) depuis une semaine (3h/jr) et ils ont plus de temps pour assimiler le nouveau vocabulaire et des phrases usuelles en s’amusant à la cachette et en prenant des marches avec eux. 

Nous avons confirmé pour 3 autres semaines, ce qui nous fera 6 semaines en tout. Il nous reste quelques petites villes ou villages à visiter autour du lac et nous n’avons pas encore gravi le volcan San Pedro ni le Nez de l’Indien *!  

Après? 
On y pense de plus en plus sérieusement.  On visitera surement quelques lieux au Guatemala comme Semuc Champey, Antigua, Livingston, peut-être Tikal. 
Ensuite? 
Peut-être une petite île au large du Bélize ou bien directement au Chili.  No sé.

En Espagnol, les trois repas sont : el desayuno, el almuerzo y la cena.  Nous prenons tous ces repas chez notre famille d’accueil sauf le dimanche.  Nous mangeons très bien et en quantité suffisante.  Il n’y a jamais de dessert aux repas, mais il y a assez de sucre dans le thé du soir pour compenser…

Le déjeuner est toujours copieux : omelettes, œufs brouillés, pain doré (tostada francès) ou tostada tout court.  Mais la plupart du temps, ce sont des crêpes avec des fruits et/ou des granolas et du yogourt.  Chaque matin, on nous prépare également un très bon café provenant des montagnes environnantes.  Il est préparé à la méthode « cowboy » et est très savoureux car il ne chauffe pas trop longtemps.

Pour le diner ou le souper, on a de la viande la plupart du temps (poulet frit, pané ou en soupe ou boeuf) et quelques fois des pâtes (sauce tomate ou excellent pesto) ou des fèves (noires ou blanches) accompagnées d’un œuf.  Le repas est accompagné de riz ou de patates et de quelques légumes.  À tous les repas, il y a également les tortillas qui remplacent, le pain ou les doigts pour tasser le riz dans la fourchette ou tenir un morceau de poulet qu’on veut couper.

Les petits qui jouent au "restaurant"
C’est d’ailleurs surement tout un défi de logistique car il n’y a pas de frigo.  Notre mère d’accueil et sa grande fille qui l’aide doivent acheter au jour le jour et elles utilisent des ingrédients naturels : jus d’ananas ou d’orange pressés par elles, tortillas maison, etc.
Ce n’est pas la gastronomie de la France ou de la Turquie, mais on mange très bien.

Le dimanche, on est autonome pour la nourriture.  Alors, on se prend un repas à la maison (des grignotines achetées au dépanneur pour le soir ou le matin selon notre horaire) et deux repas « en ville », ce qui nous coûte un gros 20 à 25$ pour quatre par dimanche !  Si ça continue comme ça, on sera moins endetté en juin qu'on l'était qu’en décembre !


* La montagne au nez d’Indien.

Narice del Indio
La montagne de la ...
À St-Pascal, on a la montagne du Père Coton.  Ici, notre galerie fait face aux montagnes de l’autre côté de la baie dont une se nomme le Nez de l’Indien (la Narice del Indio).
À ne pas confondre avec la face d’Indien à la Pointe de Rivière-du-Loup!!!  Ici la légende dit  que c’est un Indien Maya couché sur le dos, et que viendra un jour où il se relèvera… (peut-être le 21 décembre prochain qui sait!)

lundi 30 janvier 2012

Le marché de Chichicastenango



Quelques minutes dans le marché de Chichicastenango. D'abord le parvis de l'église San Tomas où les explosions de pétards se succèdent dans un rituel mi catholique mi animiste. Ensuite, on suit quelques instants le groupe de musique qui se déplace dans la foule compact du marché. Finalement, on circule à travers les étals puis on termine avec quelques images de Mayas au marché.

C'est pas un vidéo extra, mais ça montre un peu l'ambiance. Par contre, c'est dans une situation comme ça que j'aimerais avoir un objectif 10-22 mm comme Claude.

dimanche 29 janvier 2012

Le Guatemala – partie un



Plusieurs discussions avec notre prof nous renseignent sur ce beau pays de 14 millions d’habitants.

Économie : La guerre civile est terminée par traité depuis 1996. Par contre, on ne se remet pas d’une guerre de 36 ans, 200 000 morts (la plupart des Mayas) et près de 50 000 disparus comme ça. Surtout que le trouble a commencé dans les années 50 à cause des Américains qui voulaient faire un exemple dans la région aux pays qui voulaient récupérer leurs terres et leurs ressources et couper l’élan au mouvement progressiste qu’il croyait de tendance communiste. Donc, c’est pour ça que le Guatemala est en queue de peloton en terme d’éducation et de services publics. Et c’est sans compter les militaires dans la capitale et au Nord qui se sont convertis aux divers trafics en quittant l’armée faute de rébellion à mâter.   Toutefois, les choses évoluent et la situation s’améliore poco a poco.
Touristes à San Pablo

  • La première exportation, c’est comme à Cuba… ce sont les expatriés qui envoient de l’argent dans leur famille.
  • La deuxième exportation : le tourisme.

Deux industries « sans cheminé » comme on dit ici.
Café séchant au soleil à San Pedro

  • La troisième source de revenus du pays, c’est le café. Ici, dans les montagnes, le café est très présent. On aperçoit les cueilleurs redescendre en ville en fin de journée. On sent aussi l’odeur âcre du café qui sèche au soleil et la bonne odeur de la torréfaction.



Anecdote politique : Ici, c’est une république comme aux États-Unis ou en France. Aux dernières élections présidentielles, la première dame, rendue populaire par un programme progressiste qui aidait les plus pauvres, a voulu se présenter aux élections à la place de son mari. Ici, on n’a droit qu’à un seul mandat. Elle s’est divorcée et rendu à quelques semaines des élections, la cour n’a pas voulu reconnaître son divorce, car « une raison politique » n’est pas une raison pour se divorcer selon la loi. Le parti s’est retrouvé sans candidat et c’est la droite de la paix et l’ordre qui a gagné. 
TX au débarcadère de Pana, le principal
point d'entrée nautique à San Pedro

Éducation : Ici, le système d’éducation préuniversitaire est basé sur trois ordres : le primaire (6 ans), le secondaire (3 ans) et le « diversificado » (3 ans). Ça ne fait que 4 ans que le secondaire et le « diversificado »  sont des ordres nationaux d’éducation (ce qu’on a fait dans les années 60).

samedi 28 janvier 2012

L’expérience de la boucherie


à défaut d'une photo de la
boucherie, voici un jardinier...

Cet après-midi, nous sommes allés à la boucherie avec notre « mère d’accueil ». Les boucheries du marché n’ont rien à voir avec les boucheries du Québec. Il s’agit d’étal situé dans des petits locaux grillagés du marché. Pas de frigidaire, pas d’eau courante… Elle me demande si c’est différent au Québec. Je lui dis qu’effectivement, on a des boucheries avec des réfrigérateurs. Elle me répond : « ici, les gens préfèrent leur viande fraiche. Ce bœuf mangeait de l’herbe encore hier et il a été tué à 4 h ce matin. Le réfrigérateur fait perdre sa saveur à la viande ». Voilà une belle leçon de culture et de gastronomie pour nous!


Pendant ce temps, Élodie et Thomas sont partis avec les 3 plus jeunes à une fête d’amie dans le voisinage.


Ce matin, sortie à la ville de Santiago. Une autre ville Tz’utujil du lac Atitlan, un peu plus grosse que San Pedro. Ça nous a permis d’essayer un nouveau moyen de transport : la lancha. Une lancha pilotée par notre « padre » de famille d’accueil. Juan est capitaine de lancha, un bateau qui peut accueillir jusqu’à 25 personnes bien tassées.  Il a à peine 5 ans de plus que moi.

On est resté un peu moins de 2 heures à Santiago. Vivianna, la petite de 10 ans, nous accompagnait. Petite ville intéressante avec une église datant de 1547. Moins d’effervescence que nos dernières visites par contre.

Ce soir, c’est nous qui préparons le repas. Steak sur le BBQ, riz, salade d’agrumes et une bouteille de vin rouge du Chili.